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Chapitre 2

Chapitre 2
Sans le savoir, je le savais depuis le début.





Bella
Ayant pris sa journée, ma mère accepta de m'accompagner à Forks. J'embrassai mon père avant qu'il parte au travail et lui souhaitais bonne journée. Après tout, ce n'était pas comme si je ne le reverrais plus jamais, ce n'était pas des adieux. Nous empruntions l'autoroute. Ma mère conduisait à bonne allure. C'est ce qui me fit penser à mon moyen de transport à Forks. J'avais mon permis mais pas de voiture. Avaient-ils des bus ? Bien sûr. Enfin, je l'espérais. Ma mère ayant finis de me faire la discute, je mis mes écouteurs aux oreilles et fermais les yeux.
Quand je les rouvrit, nous étions déjà arrivé et j'aperçu alors les grands sapins que j'avais pu voir sur le site internet. Ils étaient vraiment beau, tout était beau, un peu trop vert à mon goût mais beau.
- Je te cherche un hôtel où passer la nuit en attendant ton appartement.
- Mon appartement ? Répétais-je, surprise.
- Oui, mais pour une courte durée, ne t'inquiètes pas. Il te plaira.
- Tu l'a déjà vu ?
- Oui, mais il y a longtemps.
- Pardon ?
- Oui, oui, nous y avons vécu en amoureux, ton père et moi, avant de t'adopter et d'emménager à Seattle.
- Oh, d'accord.
J'étais sur le cul [ désolée pour l'expression, rien d'autre sous la main, je pourrais la changer si sa choque certain(e)s :p ]. Mes parents avaient vraiment tout prévu. Je les remercierais plus tard.
- En attendant ?
- Oui, me répondit-elle, les anciens locataires ont décidés de partir au soleil. La pluie et le ciel gris deviennent ennuyants au bout d'un certains temps, dit-elle en rigolant.
- Vous ne les avez pas virés pour moi, j'espère ?!
- Mais non, Bella, qu'est ce que tu vas chercher ?
Je lui tirais la langue et nous partîmes dans un éclat de rire. Elle s'arrêta devant un hôtel et me demandais si il me convenait.
- Maman, je croyais que tu me connaissais mieux. Ne savais-tu pas que j'avais des goûts de luxe ? Tu ne pourrais pas me trouver un Caesar Palace, s'il te plait ?
- Oh ma chère, vous manquez peut-être de modération ?
- Je rigole !
Nous descendîmes de la voiture et embarquèrent mon peu de bagage. En entrant dans le hall spacieux, nous nous dirigeâmes vers l'accueil. Ma mère demanda une chambre pour deux jours et sortit sa carte de crédit. Ce qui me fis sourire. On nous donna la carte – électromagnétique, de la chambre et nous montâmes au premier étage. Ma mère ouvrit la porte qui donnait sur une suite rangée et propre. J'avais droit à une chambre et une salle de bain personnelles. Tant mieux, je ne me voyais pas me laver dans les douches communes, comme dans les vestiaires. Ma mère aurait souhaité rester avec moi jusqu'à ce soir mais mon père lui avait ordonner de rentrer le plus tôt possible, histoire de tout lui raconter. Elle m'embrassa, me souhaita bonne chance et me promis que l'on se reverrait bientôt.
Dès que ma mère fut partie, non sans m'avoir répéter maintes et maintes fois que tout irai bien, je me sentis envahit par un drôle et agréable sentiment de liberté. J'avais enfin mon indépendance, je pourrais faire absolument tout ce que je voulais. Le rêve de tous les adolescents.
La wifi étant gratuite – comprise dans le prix de la chambre, je commençais par regarder si je n'avais pas reçu d'email sur mon ordinateur portable. J'en avait déjà un qui datait de ce matin même. Il était de mon père qui me souhaitait encore bonne chance. Je le remerciait et le tînt au courant de toutes les nouvelles. Je terminais mon mot par le désaccord que j'éprouvais devant le fait qu'il m'envoie les emails à partir du bureau de l'hôpital et y ajoutai un bonhomme tirant la langue.
J'éteignis mon ordi et, ne sachant que faire et n'ayant pas vraiment faim, je m'improvisais une balade dans la ville. Rapide, car il allait bientôt faire nuit et je ne souhaitais pas me retrouver seule, dans le noir, dans une ville inconnue. Qui peut savoir ce qu'il se cache au coin d'une rue sombre, au plus profond de la nuit ? Même dans une petite ville comme Forks. Je passais dans une rue illuminée pas de grands lampadaires quand une rafale de vent s'engouffra dans mes cheveux et me fis frissonner. Je fus heureuse de sortir mon coupe-vent de mon sac, celui-ci me tiendrait plus au chaud jusqu'à ce que je retrouve le chemin. Je commençais à m'engager sur un passage piéton quand une voiture failli me renverser et me fis tomber au sol. Je ne savais déjà pas marcher sur une surface complètement plane et il fallait en plus qu'une voiture tente de m'écraser ! Je n'eu pas le temps de pester, la voiture avait déjà déguerpis à vive allure, sans même m'apercevoir. Sur le trottoir, je marchais le plus loin possible de la route, rasant les murs et les clôtures, juste au cas où une voiture aurait décider, d'en finir avec moi. En prenant le chemin du retour, j'arrivais à un carrefour. Tout se passa si rapidement. J'avais reconnu cet endroit, cet endroit de malheur. Le carrefour qui avait anéanti ma vie. Celui qui avait rendu à néant ma famille biologique. Le carrefour verglacé qui projeta ce foutu camion contre ma voiture. Je revis les paysage défiler et s'arrêter brusquement, je revis ma tête cognée contre l'appui tête avant. Je revis les traces rouges. Le sang qui provenait de mes parents. Je revoyais leurs têtes contre le pare-brise. Je revoyais la taule de la voiture s'écraser contre les pare-chocs du camion. Tout ce que je voyais habituellement dans mes rêves affreux. Et là, ce fut différent. J'observais quelque chose de neuf, dont les images était nettes. Je vis quelque chose de fort et blanc me sortir de la voiture. Je vis des mains de pierre m'emprisonner dans leur étau et me déposer sur le trottoir, je sentis la froideur de celles-ci. Je sentis ...
Je tombai à terre, le vent fit virevolter mes cheveux. Ceux-ci me réveillèrent en me chatouillant mes joues. Je me relevais avec beaucoup d'efforts, et interpellais un taxi qui passai non loin de là. Je demandais à la conductrice de me ramener à mon hôtel. Malheureusement, je ne pus retenir mes larmes. Elles coulèrent sans cesse jusqu'à ce que je monte dans ma chambre. Je m'affalais alors sur mon lit. Mes doutes avaient été fondés, quelqu'un, quelque chose, m'avait bien sortis de la voiture. Comment ? Comment étais-ce possible ? Personne ne l'avait vu ? Pourquoi ? Je haïssais cette personne. Je la détestais. Pourquoi m'avoir sortis moi et non mes parents ? Pourquoi ne pas nous avoir sorti tous les trois ? Je haïssais cette chose de n'avoir rien fais pour les sortir de là. Je me rendis compte que je détestais quelque chose qui m'avait permis de rencontrer Elizabeth et Peter. J'étais égoïste en ce moment ci. Ils m'aimaient et la seule chose que je voulais c'aurait été de mourir dans cet accident. Je les aimaient pourtant je me fichais qu'ils me connaissent ou pas. Je me rendis compte de ce que je disait et me fis extrêmement honte. Ils m'avaient répété maintes fois que j'avais été ce que le vie leur avait offert de plus beau et j'aurais été prête à tout jeter aux orties pour pouvoir avoir le droit de mourir avec mes vrai parents. Je ne détestais pas la chose, je me détestais... Je m'endormis sans même m'être déshabillée.
Je me réveillais encore en plein milieu de ma nuit, sans raison apparente. C'est alors que je ressentis quelque chose de froid contre moi. J'essayais de l'attraper en jetant ma main dessus, mais rien ne s'y trouvait. Même habillée, je grelotais. Je n'eus même pas le courage d'aller me mettre en pyjama et me rendormis en me fourrant sous les couvertures.

Ce matin, le soleil ne fut pas au rendez-vous, ce à quoi j'aurais du m'attendre avec les bourrasques de la veille. Le vent avait sûrement amené les nuages. Je me levais et jetais un ½il au miroir, j'avais mauvaise mine. En effet, cela faisait comme si j'avais passé plusieurs nuis blanches d'affilées. Et effectivement, je cru qu'une partie de moi n'avais pas dormis depuis que j'avais aperçu quelque chose dans ma chambre. Bah ! Mon inconscient me jouait sûrement des tours. Cela irait mieux dans quelques jours.



Edward
Cela ne me paraissait pas long. Oui, je comptais les jours, oui, je n'avais rien d'autre à faire. Mon existence me semblait vide et inintéressante, il fallait bien que je m'occupe. Je m'appelle Edward Cullen, je suis un vampire. Voilà la description de moi que je devrais faire à n'importe qui. Mais non, je n'en ai pas le droit. Je hais mon existence. Moi, ma personne, mon don pour lire les pensées des autres, tout, sauf peut-être ma seule famille, celle qui me reste. Je ne remercierais jamais assez Carlisle pour m'avoir sauvé bien que ma nouvelle "vie", devrais-je dire ma nouvelle existence, ne me plaît guère. Et nous, autres vampires, devons trouver une occupation, nous devons bien faire quelque chose de nous, servir à quelque chose. Carlisle est docteur, ce qui lui réussit bien, je trouve.
Alice me coupa dans mes pensées en toquant à ma porte. Mon don était infaillible, j'avais su à la seconde où elle s'était poster derrière ma porte que c'était elle.
- Alice, combien de fois t'ais-je dis que tu n'étais pas obligée de toquer ?
- Oui, je sais, Edward, mais je n'aime pas. Je n'aime pas entrer dans l'intimité des gens comme ça.
- Tu n'as pas d'excuse pour moi, Alice, je lis bien tes moindre secrets, je suis au courant de tout, absolument tout, je me hais. Je suis un monstre.
À ces mots là, Alice défonça la porte – et pas qu'au sens littéral du mot. Elle se trouvait maintenant dans ma chambre.
- EDWARD ! Combien de fois t'ais-je dis de NE JAMAIS REDIRE CELA ?!
Je n'aimais pas énervée Alice. Pas parce que sinon, Jasper rappliquait et vous envoyait ses ondes positives mais parce qu'elle était ma s½ur préférée, celle que j'avais toujours rêver d'avoir.
- Excuse-moi Alice. Malheureusement, c'est vrai.
- Bon Edward, je n'étais pas venue ici dans l'idée de subir tes jérémiades alors si tu pouvais te taire et m'écouter, je t'en serais très reconnaissante. Ce que j'ai à te demander est très important.
- Je t'écoute.
- As-tu l'intention de te rendre dans la chambre d'une jeune fille au beau milieu de la nuit juste pour le plaisir de la voir dormir ?
- Pardon ? Tu as vu ça ?
- He bien, oui, me répondit-elle. Mais le problème est que je ne sais absolument qui est cette humaine.
- Je vais aller espionner une humaine ?
- Ah, ça, c'est ton futur qui le dit. Et pas espionner, regarder dormir.
- Je ne te comprends pas, Alice.
- Pourtant, ce n'est pas difficile ! Tu vas, dans un futur proche, aller regarder une fille dormir !
- Dans son lit ?
- Euh, bah non, par terre ! Gros bêta, bien sûr, dans son lit ! dit-elle en se moquant de moi. Je l'ignorais.
- Tu ne sais vraiment pas qui est cette fille ?
- Aucune idée, je ne l'ai jamais vue.
Je réussi à capter la vision qu'avait eu Alice. Moi, devant une fenêtre, dans la chambre d'une jeune fille. La jeune fille en question dormant paisiblement dans son lit en bougeant les lèvres. Elle avait une masse de cheveux épais, marrons, positionnés en éventail au dessus de sa tête. Soudain, ses bras s'agitèrent et elle ouvrit les yeux. Juste le temps que je m'enfuis par la fenêtre.
J'avais reconnu cette fille. Oui, c'était elle. C'était bien elle. Cette fille que j'avais sauvée lors d'un accident. Elle avait grandi mais je l'aurais reconnue parmi des centaines. Elle avait toujours ses magnifiques grands yeux chocolats, même si je ne les avais vu que terrifiés, je les reconnus à la seconde où elle ouvrit les paupières. Cela faisait maintenant dix ans que je l'avais sauvé de se terrible accident. Par malheur, j'avais du faire un choix, soit c'était elle, soit c'était ses parents. Je n'avais peut-être pas bien agis. Peut-être avais-je briser sa vie, en lui retirant ses parents, sa famille. Je n'avais pas réfléchis avant d'agir, je m'étais noyer dans ses iris et je ne pouvais pas les laisser s'éteindre.
Devant l'énervement d'Alice, qui était bien consciente que j'était entrain de réfléchir sans lui dire ce à quoi je pensais, je repris la parole.
- M'a-t-elle vu ? demandais-je à Alice.
- Non, je ne crois pas. J'ai arrêter de l'espionner dès que tu es parti.
- Alice, pourrais-tu faire quelque chose pour moi, s'il te plaît ? Je crois que je connais cette fille.
- Ah bon ? Qui est-elle ?
- Pourrais-tu surveillé son avenir s'il te plaît ? lui demandais-je en éludant sa dernière question.
- Eh bien, je crois que oui mais pourquoi ? Qui est-elle ? s'énerva-t-elle.
- Tu te souviens, il ya dix ans, quand j'avais sauvée une enfant de huit ans d'un accident de voiture ?
- Euh, non pas vraiment. Pourquoi ?
- C'était elle, Alice ! C'était elle !
Elle écarquilla les yeux.
- Elle ?
- Oui, elle, c'est ce que je viens de te dire.
- Hm, d'accord.
Elle avait maintenant l'air pensive.
- Pourras-tu surveillé son avenir pour moi, dès à présent ?
- Oui, oui ! Cela me changeras de ma famille de vampires, ajouta-t-elle en me tirant la langue.
Mon lutin de s½ur pouvait être drôle, quand elle le souhaitait.
Je descendis au rez de chaussé et rejoignis ma famille.
Ce que voyait Alice n'allait pas tarder à ce réaliser. Si je ne changeais pas d'avis, j'allais donc aller chez la fille cette nuit. Et je n'avais pas changer d'avis. J'avais l'intention d'aller voir la fille. Voir si elle s'en sortait, si elle tenait le coup. Enfin... elle aurait appris à vivre avec, depuis dix ans, elle aurait eu le temps. Et puis j'étais curieux, je voulais voir si elle avait changée beaucoup ou pas, je voulais changer les souvenirs que j'avais eu d'elle. Je voulais effacer à jamais ses yeux apeurés. Grâce à Alice, j'avais pu revoir les scènes de l'accident, bien qu'elles furent vieilles de dix ans. Je me souvenais de son corps frêle sur mes bras d'acier. Je savais maintenant pourquoi j'avais choisi elle et non ses parents. Ses parents étaient blessés. Il y avait du sang. Cela aurait pu mal tourner – j'aurais pu mal tourner. J'avais donc sauvé la fille. Je ne savais pas ce qu'elle avait subi. Je ne savais pas si elle avait eu des problèmes suite à l'accident. Je me souviens seulement qu'elle était a demi consciente. Qu'elle me regardait fixement, ses grands yeux ouverts sur les miens. Je ne pu dire si elle était consciente de ce qu'elle voyait. Grosse erreur de ma part. Elle aurait pu découvrir que je l'avais sauvé, que j'avais tordu la taule pour la sortir. Alice n'avait toujours pas eu de vision qui pourrait me dire si elle savait ou pas, si elle s'en souvenait.
J'irais chez elle ce soir. Problème, je n'avais aucune idée de la ville dans laquelle elle vivait actuellement.
Alice, qui avait deviné que j'allai lui poser la question, arriva de la cuisine.
- Bella habite à Seattle.
Alors comme ça la fille avait un prénom. Bien sûr Edward, sois intelligent. Bien sûr qu'elle a un prénom. Bella. C'était mignon. J'appris dans les pensées d'Alice que ce n'était qu'un diminutif. Elle s'appelait en réalité Isabella Lautner, de son vrai nom Swan, Isabelle Swan. Swan, cela me disait quelque chose, je ne savais en aucun cas pourquoi.
- Dis-moi, Alice, comment sais tu tout cela ? la questionnais-je.
- He bien, il faut croire que cette Bella est très facile à déchiffrer.
- Très bien, si tu le dis.
Elle repartie à la cuisine, non sans m'avoir, une nouvelle fois, tirer la langue.
Il était dix-neuf heures. Si je partais maintenant, j'arrivais dans une heure à Seattle. Cela serait beaucoup trop tôt mais la solitude ne me faisait pas peur, j'avais besoin d'être un peu seul . Surtout que vivre dans une maison dont la plupart des habitants ont l'ouïe ultrafine n'est pas très agréable. Je partais donc et dis à ma famille de ne pas m'attendre. J'entendis alors Esmé penser, elle s'inquiétait, elle s'inquiétait en permanence. J'allai l'embrasser sur le front et lui promit que tout allait très bien.


Saluut ! j'espère que ce deuxième chapitre vous à plut, à vous aussi :`)
Pour ma part, j'étais très contente d'écrire le PoV Edward =` D
Et puis, en parlant de la suite justement,
Préféreriez vous que je commence par le PoV d'Edward ou celui de Bella ?
Répondez-moi vite !
Bisoùx Glacés.

# Posté le mardi 26 mai 2009 14:07

Modifié le mardi 26 mai 2009 14:59

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