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Chapitre 1

Chapitre 1
Cherches les réponses à tes questions.





Bella
Cela fait dix ans maintenant. Dix ans, jours pour jours, que mes parents, ma famille ont été tués dans ce foutu accident. Tout c'est passé si vite, je n'ai même pas vu le camion arrivé sur notre voiture, dévalant la route verglacée pour terminer sur nous. Nous rentrions du restaurant, c'était mon anniversaire. Il fesait assez tard et la température avait chutée. Nous vivions dans une région très pluvieuse. La neige y était souvent présente. Ainsi que le verglas. La vie me les avait retiré. Aujourd'hui, j'ai enfin 18 ans. Techniquement, je suis majeure et je n'ai décemment plus besoin d'être couvée. Je sens - je sais que je n'en peux plus. Plus de cette maison, plus de cette famille qui n'est pas la mienne, plus de cette vie, plus de ce manque de souvenirs, plus de cette douleur atroce qui me parcourt le corps quand je repense au pire jour de ma vie.
Depuis, j'avais été placée en famille d'accueil. Elizabeth et Peter, mes parents adoptifs ont toujours été là pour moi, et j'en suis très consciente. Mon père est chirurgien dans un grand hôpital de Seattle et ma mère, qui ne peut pas avoir d'enfants, travaille dans une crèche. J'ai eu beaucoup de chance d'être placée chez eux. Ils m'ont toujours aidée. Grâce à eux, j'ai pu continuer ma vie, mes études. Ils sont très importants et je les aimes. Pourtant, il y a quelque chose chez eux qui me répugne. Aucun des deux n'a jamais eu l'intention de me dire comment j'avais survécu à cet accident. Et la question se pose. Comment, moi, ais-je pu sortir de la voiture sans une égratignure ? Pourquoi ne suis-je pas morte tout comme mes parents ? Pourquoi ? Cette question était mienne depuis dix ans.

On toqua à ma porte, ce qui me fit sursauter.
- Bella ? Ma chérie ? Tu ne descends pas ?
J'hésitais, faire semblant de dormir ? Je jetai un ½il à mon réveil et m'aperçu que nous étions au beau milieu de l'après-midi. Je soupirais.
- Si, j'arrives dans deux minutes.
- Dépêches-toi, ton père et moi voudrions te parler.
Ce n'étais pas dans les habitudes de ma mère de restée derrière une porte. Ce qui m'alarma. Pourquoi avait-elle l'air si sérieuse ? Je me dépêchais de descendre et découvris mes parents attablés à la cuisine, l'un à côté de l'autre. Ma mère avait posé ses mains sur la table et mon père avait croisé les bras.
- Qui y a t-il ? demandais-je en prenant une chaise.
- Bella, commença ma mère, écoute, je sais que... enfin, tu... Elle se stoppa, ne trouvant pas les mots exact pour m'expliquer la chose. Mon père repris.
-Bella, commence-t-il avant de s'éclaircir la voix. Tu as 18 ans aujourd'hui.
C'était juste ça ? M'apprendre que c'était mon anniversaire ?
- Oui, je sais. Vous vouliez me parler d'autre chose ?
- Je n'ai pas terminer, continua mon père. Tu est majeure aujourd'hui. Tu peux prendre la décision que tu souhaites. Ta mère et moi avons bien réfléchis et nous accepterons ce qui sera le mieux pour toi. Si tu veux partir, mener ta propre vie, nous ne t'en empêcherons pas. Nous te serons juste reconnaissants d'avoir accepter de nous faire partager ta vie.
Je sentais mes larmes montées. Mon père venait de parler d'une sûreté déconcertante. Ce n'était pas méchant, comme il l'avait dit, ils ne souhaitaient que mon bonheur. Ils ne me jetaient pas dehors. Je baissai la tête, je ne savais que répondre à cela.
- Bella, repris ma mère, tu sais que nous t'aimons comme notre propre fille, mais il a des choses que nous ne pouvons te dire. Tu nous as souvent demander comment avais-tu survécu à l'accident, malheureusement, nous ne pouvons rien te dire. Si cela ne tenait qu'à moi, tu l'aurais su depuis la début. Mais la vrai raison et que... ton père et moi n'en savons rien. Nous nous sommes, nous aussi, poser la question sans y trouver de réponse plausible.
- Si nous avions pu avoir, au moins, des témoignages de ton accident, nous aurions peut-être pu t'aider. Mais, bien sûr, rien, dans toutes mes recherches n'expliquait ta survie. Aucuns détails, aucunes traces ne pouvaient nous aider. Personne n'avait rien vu, personne ne se trouvait dans les alentours à ce moment là.
J'étais décontenancée. Eux non plus ne savais pas.
- Mais alors comme est-ce possible ? Je ne suis pas née avec un bouclier antichocs ! Et épargner moi les histoires d'anges gardiens, m'emportais-je, je n'y crois pas un mot.
- Calme-toi Bella ! S'énerva mon père. Nous n'y sommes pour rien ! Nous t'avons juste trouvée dans un orphelinat, comment voulais tu que l'on te dise quoi que se soit ? La directrice n'a rien pu nous dire non plus, seulement que tu étais sortie indemne d'un grave accident de voiture qui avait tué tes parents.
Je sanglotais. Ma mère se leva et vînt me prendre dans ses bras. Mon père nous rejoignît.
- Bella, Bella, calme-toi. Nous ne te jetons pas dehors. Nous voulons juste savoir ce dont tu as envie. Si tu veux découvrir la vérité, fais tous ce qui est en ton pouvoir. Nous t'aiderons un maximum. Sinon, tu peux rester ici autant de temps que tu le voudras.
- J'ai besoin de réfléchir, dis-je en me détachant de ma mère, je serais dans ma chambre.
- Bien sûr, ma chérie. Nous allons devoir aller au supermarché, nous te laisserons la maison pour toi toute seule.


Je hochais ma tête et remontais à l'étage. Je regagnais rapidement ma chambre et allumais ma chaine Hi-fi. Le son n'était pas à son maximum, j'attendais que mes parents aient quitté la maison – ainsi que la rue – pour mettre l'album d'un groupe de rock-métal. J'augmentais le son, afin de ne plus pouvoir réfléchir. Je sentais l'énervement monter en moi. Je m'attachais alors les cheveux et attrapais les draps de mon lit et les arrachaient au matelas chacun leur tour pour pouvoir les secouer par la fenêtre. Je faisait souvent ça pour me calmer. Et ce ci me permettais aussi – une fois n'est pas coutume – de faire mon lit correctement.
J'avais chaud et c'était agréable. Je me détachais les cheveux qui se collèrent à mes joues emplies de sueur et me laissait tomber sur le lit terminé. L'album se termina et je filais au bain. Je ne le remplit qu'avec de l'eau tiède pour me relaxer. Mes muscles se détendaient au fur et à mesure. Je réussi même à m'endormir sans m'en rendre compte jusqu'à ce que j'entendisse une voix paniquée et des coups que l'ont donnaient de derrière la porte.

- Bella ? Tu es là ? Bella ? Réponds-moi s'il te plaît !
Ma mère tambourinait contre la porte.
- Oui, maman ! Excuse-moi, je me suis endormie dans mon bain.
- Oh, pardon. Je n'y avais pas penser, mais tu connais mon habitude à paniquée pour un rien, ajouta-t-elle en rigolant. Bon aller, je te laisse. Le dîner est bientôt prêt.
Le dîner ? Il était déjà si tard ? Je sortais de l'eau, qui était devenue glacée, et m'enveloppait dans une serviette toute chaude qui était pendue sur le sèche-serviette. Son contact était agréable. Je me dirigeais alors vers la fenêtre et m'aperçu, au loin, que le soleil s'était déjà couché et qu'il ne restait de lui qu'une grosse trace orange à l'horizon.

Je gagnais ma chambre et me mise en pyjama. Je n'avais pas repenser à ce que m'avait dis mes parents. Mais je savais ce que je voulais. Comme ils l'avaient dis, je voulais connaître le vérité. Mais comment faire ? Par où commencer ? Je n'en savais absolument rien. Je comptais vraiment sur l'aide de mes parents.
Je descendis les marches en trombe et rejoignit ma mère aux fourneaux. Elle avait prévu de cuisiner des pâtes à la bolognaise, repas qui ne demandait pas mon aide. J'entrepris alors de mettre la table.
Ceci étant fait, je m'installais et appelais mon père à venir nous rejoindre. Ma mère nous servit et nous commençâmes à manger. J'aurais voulu commencer à en parler dès le début du repas mais je me résignais. Il était préférable que nous en soyons au dessert.

- Bella ?
- Oui, papa, le coupais-je. Vous avez raison, je souhaite vraiment savoir ce qu'il s'est passé. Mais comment savoir par où commencer ?
J'attendais vraiment l'aide de mes parents. Mon père m'avait dit que ses recherches ne l'avait mener nul part mais peut-être s'était-il déjà fait des idées, avait peut-être compris certains trucs que j'ignorais encore ?
- Bella, repris ma mère, tu devrais peut-être commencer par ton ancienne ville. Je sais que cela pourrais te faire beaucoup de mal mais tu y trouveras certainement des réponses à tes questions.
J'acquiesçais.
- Où habitais-je ?
- Tu n'habitais pas très loin d'ici, à deux heures tout au plus. À Forks. Peut-être que tu devrais retourner sur les lieux de l'accident, peut-être que-
- Pourquoi ne voulez-vous pas m'accompagner ? le coupais-je et ma question sonna comme une accusation. Elle était sortie sans que je le veuille, sans je n'y ai jamais songer. Mais maintenant, sa réponse m'intéressait.
Mon père repris la parole.
- Eh bien... nous pensons que tu devrais découvrir ton histoire seule, tu nous as souvent parler de ton passé, cela avait l'air de vraiment t'intéresser, de t'encombrer l'esprit. Nous ne pensons pas que nous devrions t'accompagner. Ce que tu vas peut-être découvrir là-bas ne regarde que toi et tes "vrai" parents.
Je savais que mes parents étaient parfois un peu ringards mais à ce point là, tout de même !
- Bien sûr, nous t'aiderons, tu pourras nous appeler quand tu le voudras, ma chérie. Nous serons toujours là pour toi. Si un jour tu en as assez de chercher sans trouver de réponse, ce que je ne te souhaites pas, tu pourras revenir, les portes te seront toujours grandes ouvertes.
- Nous t'avons même créer un compte bancaire, ma belle, puisque tu n'en avais pas. Et si tu ne veux pas travailler, tu pourra toujours nous demander de t'y verser de l'argent. Enfin, si tu le souhaites. Ton père gagne bien assez pour ça, plaisanta-t-elle en lui filant un petit coup de coude dans les côtes.
Décidément, ils avaient tout prévu. Ce qui me réjouissait. Une part de moi était heureuse, je pourrais enfin découvrir mon passé. Mais l'autre part m'interdisait d'abandonner mes parents.
- Je ne permettrais jamais de vous délaisser.
- Bella, ria mon père, nous n'habiterons qu'à une heure de distance, ce n'est pas comme si tu habitais à l'autre bout du pays. Et d'ailleurs, si ça aurait été le cas, nous ne t'aurions jamais laissé partir, sauf si tu en éprouvais vraiment le besoin.
- Comment vais-je faire sans vous ?
- Ce ne sera pas comme si on s'oubliait, Bella. Bien sûr que nous te rendrons souvent visite, pour savoir si tes recherches avancent et pour savoir si tu t'en sors. Et je te promets que si, un quelconque jour, je voyais que tu n'irais pas bien, je te forcerais à revenir. Et en te mettant des coups de pieds aux fesses s'il le faut.
Je ris.
- Promets-le moi.
- Je te le promets.
- Bon, eh bien, je crois que la conversation est close, à présent, dit ma mère en souriant.


Je hochais la tête en lui rendant son sourire et montai dans ma chambre.

# Posté le samedi 23 mai 2009 16:31

Modifié le dimanche 24 mai 2009 13:42

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